samedi 15 avril 2017

Naritasan

Ahem. Non, je n'ai toujours pas d'excuse pour prendre aussi longtemps à poster.

Donc, j'en étais au dernier jour du voyage d'avril 2017:

Le vendredi, direction Narita, puisqu’on va passer la nuit près de l’aéroport. On a pris une navette pour visiter le complexe du temple de Naritasan, une destination qui m’a surprise par sa taille et m’a beaucoup plu. Le complexe lui-même est magnifique et très étendu, et la rue qui y mène est vraiment belle, même si elle est ultra touristique. Jugez vous-mêmes:







Notre dernier repas sur place était composé de beignets au requin, pas vraiment exceptionnels, et c’est sous un grand soleil qu’on s’est séparées le lendemain matin, moi pour le Terminal 2, elle pour le Terminal 1, pour rentrer dans nos pays respectifs.

J'ai pu profiter de la Sakura Lounge à l'aéroport, même si mon billet n'était qu'en Premium et non en Business, et j'ai donc pu prendre un bon petit déj gratuit avant de braver le long vol pour la Finlande et l'Irlande.

jeudi 13 avril 2017

Kurashiki&Yokohama

La dernière destination sur ma bucket list cette année-là était Kurashiki, une ville à côté de Okayama. Je m’attendais un peu à un Kanazawa numéro 2 et j’ai été agréablement surprise. L’ancien quartier des marchands est bien plus grand que je l’imaginais et on a passé une très bonne journée, malgré la pluie et l’horrible mal de pieds qui m’a accablée vers la fin de la visite. Voici quelques photos:






De retour à Tokyo, de nouveau à Kamata, on a été accueillies par une chambre d’hôtel mémorable pour la simple raison que la salle de bains était gigantesque pour les standards japonais, avec une baignoire tellement profonde qu’en sortir était une vraie bataille. On a passé l’après-midi au parc Yamashita à Yokohama, puis on a marché dans Chinatown, lieu qui m’a beaucoup déçue parce que c’était tout petit comparé à ce que j’avais pu visiter à Nagasaki et qu’on a rien trouvé de bon à manger.





Le lendemain, direction Ikebukuro pour une visite au Sunshine 60 et Tokyu Hands, puis Maman est allée visiter le parc à Ueno pendant que je rentrais à Kamata. Je lui ai dit de prendre la ligne Keihin-Tohoku direction Yokohama ou Ofuna pour rentrer, rien de plus simple n’est-ce pas? Elle a décidé que ça marcherait aussi si elle prenait n’importe quelle ligne qui allait à Yokohama et elle s’est donc complètement paumée avant qu’une dame décide de l’accompagner jusqu’à Kamata alors qu’elles ne parlaient pas un mot de la même langue. (≧∇≦)/

lundi 10 avril 2017

Okayama&Bizen

...
Notre arrêt suivant était Okayama, parce que c’est une ville pratique quand on veut visiter les alentours, et parce que je connaissais déjà les lieux. Maman a passé du temps dans quelques musées et a visité le château, on a visité les jardins qui eux avaient beaucoup de cerisiers en fleurs, et on a trouvé notre fameux restaurant chinois à l’étage supérieure de Aeon. Le repas de midi aurait pu se dérouler dans le fameux petit restaurant sur le côté des jardins, avec vue sur le château, pour son menu en franponais inoubliable (lien) mais on n’avait pas envie de manger “la grosse nouille à la japonais” ce jour-là.







J’ai également eu la chance de pouvoir enfin aller au café Animate sous le thème Yuri on Ice, parce que j’ai reçu un bon de réduction en achetant des doujinshi et qu’après avoir demandé s’il était valide aujourd’hui, on m’a répondu que oui. J’ai essayé de réserver en ligne pour l’après-midi mais le formulaire n’acceptait pas mon nom, que ce soit en lettres romaines, katakana ou hiragana, et j’ai donc tenté ma chance en allant directement au café. J’ai montré le formulaire et le message d’erreur et la serveuse nous a permis d’entrer directement car il y avait de la place.




Pour satisfaire la potière en Maman, je l’ai emmenée à Imbe, autrement connue sous le nom de Bizen. La poterie du lieu s’appelle Bizen-yaki et je ne suis pas sûre de la raison pour laquelle la ville est connue par ce nom aussi, puisque la station et donc la ville est bien Imbe au final.


C’est une petite ville dans la campagne entre Himeji et Okayama sur la ligne de train Ako. L’architecture est en majorité traditionnelle et il y a plusieurs petits temples un peu partout, ainsi que de vieux fourneaux, et une quantité astronomique (pour la taille de la ville) de potiers avec leurs boutiques. Certains proposent des démonstrations ou cours, il y a quelques prospectus en anglais et en tous cas une potière qui le parle un peu.



Et puis bien sûre, fidèles au post, l'Engrish et le Franponais exceptionnels que je n'avais pas encore vus.








Le meilleur nom de tous les temps
Bonus



vendredi 7 avril 2017

Kanazawa

Kanazawa était sur ma bucket list depuis des années. J’en avais entendu beaucoup de bien, et elle était sur mon itinéraire en 2010. Je l’ai remplacée par Takayama à l’époque, parce que depuis ma gare de départ il était beaucoup plus simple d’aller là.



Maman n’a pas particulièrement apprécié le voyage en shinkansen, car elle a fini le trajet avec la nausée. Notre première soirée s’est donc limitée au resto - un resto chinois qu’on a trouvé au sommet de Aeon et qui, dès ce jour, sera une étape répétée sur notre itinéraire. Leurs ramen aux wontons de crevette et leurs xiao long bao au crabe sont fantastiques.

Le lendemain matin, on a commencé par visiter le marché de Omicho sous les arcades. La quantité de produits frais nous a donné envie de cuisiner, et j’ai pu lui faire découvrir l’anguille laquée, qu’elle n’a pas particulièrement aimée et m’a donc donnée. On a ensuite attrapé le loop bus, qui fait le tour de la ville en s’arrêtant aux endroits touristiques, pour aller à Higashi Chaya, l’ancien quartier des geisha, le Gion de Kanazawa.




Malheureusement la météo n’était pas au rendez-vous et toutes les photos sont fades à cause du ciel gris, mais j’ai apprécié cette plongée dans le temps. La majorité des établissements sont maintenant des maisons de thé ou abritent des expositions mais comme il n’y a pas de vitrine, c’est très discret et ne gâche pas du tout l’ambiance.

Notez tout de même que le quartier est au final très petit et que je suis un peu restée sur ma faim. On a ensuite marché jusqu’au château et on a choisi de visiter le jardin très réputé qui se trouve juste en face. Une mauvaise décision au final car la végétation était encore hivernale et peu engageante.

Maman a trouvé une exposition de poterie sur le chemin et s’y est rendue pendant que je rentrais à l’hôtel, elle est revenue traumatisée après avoir été forcée de boire du matcha super amer dans une petite cérémonie traditionnelle :D


mercredi 5 avril 2017

Enoshima

Ma maman avait une obsession pendant ce voyage : voir la mer. J’ai donc parcouru Wikitravel et Japan-Guide à la recherche d’une destination proche de Tokyo, sans aller jusqu’à Izu. Après quelques minutes de discussions devant un yaourt aux myrtilles trop liquide et une viennoiserie typiquement japonaise (c’est à dire, sans beurre ni sucre), on a décidé de visiter Enoshima.

 Il s’agit d’une presqu’île souvent ignorée des touristes étrangers, car ils préfèrent aller à Kamakura, qui est un peu moins loin et sur le même chemin. Elle est néanmoins très appréciée des touristes locaux et peut vite être envahie le week-end ou en été.



D’un côté de l’île, la paroi d’une falaise abrite deux petites grottes (grottes d’Iwaya), lieu historique autrefois considéré comme saint. Dans l’une d’elles, au plafond si bas qu’il faut se plier en deux pour marcher, quelqu’un vous donnera une bougie à utiliser comme lumière dans le tunnel. On a rejoint les grottes par bateau sous un temps magnifique. Le sol, fait de roches poreuses et érodées par la mer, permet aux enfants de pêcher les bestioles coincées dans les trous par les vagues ou les marées. C’est là que j’ai baptisé un bébé anguille “Chibi Unagi” quand un petit garçon l’a attrapé devant moi.





Depuis là, on trouve le début d’un escalier qui n’en finit plus: l’île n’est pas plate du tout et ce fichu escalier vous fait croire que vous êtes arrivé au bout de vos peines avant de recommencer à monter au détour d’un arbre. Le chemin est pavé de petits restaurants qui offrent tous les mêmes plats. On s’est arrêtées dans le premier à cause de la vue, puis dans un autre un peu plus loin pour une tasse de thé.



Au premier sommet, on trouve un petit sanctuaire et quelques cerisiers en fleurs, avant de commencer à descendre dans un petit village, pour mieux remonter une fois arrivé en bas.

L’île est pleine de temples et très franchement, en-dehors de sa capacité à provoquer des crises d’asthme, est vraiment sympa à voir.





En bas, la ville au bord de la mer avec son port et ses terrasses donne une impression plus méditerranéenne que bien d’autres endroits au Japon, même si la couleur de la plage (sable gris foncé) n’est pas forcément très accueillante.

Pour y aller, je recommande le monorail depuis Ofuna, c’est beaucoup plus sympa que les autres options.

Et si vous avez de la chance, quand vous marcherez en direction d’Enoshima depuis la station du monorail, vous passerez devant une barrière au niveau de l’autre station, sur laquelle sont collés des moineaux métalliques. Quand on y était, quelqu’un avait décidé que les oiseaux en question devaient avoir froid et leur avait tricoté des vêtements:


lundi 3 avril 2017

Je suis toujours en vie !

J'ai juste été atteinte d'une telle flemme qu'il m'a fallu presque un an avant de poster la suite de mes courtes aventures de 2017 ! Pour être honnête, c'était une combinaison de différents facteurs: le premier, parce que je n'avais pas envie de tout réécrire en français après avoir posté en anglais. Le second... parce qu'en rentrant, je suis tombée dans Mass Effect Andromeda, et après ça, c'était la flemme, en effet. Donc, j'en étais aux deux premiers jours du voyage.

Voici la suite !

Tout comme le voyage à DisneyWorld, les posts sont antidatés pour correspondre au jour où leur contenu s’est déroulé. Donc, où suis-je après Akihabara et Ikebukuro ? J’ai retrouvé Ally comme prévu le vendredi à Shibuya, où on a mangé un okonomiyaki (deux, en fait, qu’on a partagés: fruits de mer, camembert), avant de passer dans la boutique Lindt, parce que rien ne dit “souvenir du Japon” comme du chocolat suisse ramené par une suissesse. Ils en avaient des sortes que je n’avais jamais vues avant (les boules Lindor au café *o* ) et j’ai dépensé presque 6000 yen. Oops. J’ai gagné un paquet d’oeufs de Pâques Lindor à un tirage au sort au moment de payer.




Le dimanche m’a montré qu’arriver au Japon pendant les vacances de Pâques, et plus particulièrement le premier week-end des vacances en question, est un cauchemar. Ma maman a eu besoin de presque deux heures pour passer l’immigration. En comparaison, j’ai attendu à peine 2 minutes quelques jours plus tôt. Le hall d’arrivée était tellement bondé que j’avais très peur de ne pas pouvoir trouver maman. Il y avait tellement de monde que les gens qui sortaient de la zone des douanes arrivaient à peine à passer. Quand elle est enfin arrivée, on est descendues au sous-sol pour rejoindre la station de train et échanger son JRPass (j’avais déjà échangé le mien), plan qui s’est très vite auto-détruit quand on a vu la file d’attente. Un rapide calcul, sachant combien de temps l’échange prend (3-5 minutes pour un seul pass en admettant que la personne ait tout ce qu’il faut en arrivant au guichet), nous a vite fait comprendre que l’attente serait de plus de 2 heures. Tant pis pour l’échange, on a perdu un jour de pass, mais pas question d’attendre. On a pris un billet pour le Skyliner, sans regret.

En arrivant à l’hôtel. qui était le même que celui dans lequel j’étais restée jusque là (plus pratique), j’ai demandé à refaire ma carte de membre, car j’ai perdu la précédente (je savais qu’elle était quelque part dans ma chambre en Irlande, car avant de partir je l’avais préparée, mais je ne me souvenais plus où je l’avais posée. Evidemment je l'ai retrouvée en rentrant, elle était simplement sur le bureau de la chambre d'amis). Ils ont retrouvé mes données dans le système, m’ont fait une nouvelle carte, et m’ont rendu ce qu’ils me devaient pour les points accumulés sur l’ancienne… c’est-à-dire un peu plus de 20’000 yen. \o/ J’ai emmené maman au restaurant indien, et le patron nous a offert les boissons parce qu’on avait pas mal parlé la semaine d’avant. (Le grand sujet de conversation ayant été “les montagnes”, parce qu’il venait du Népal)

L’échange du JRPass s’est produit le lendemain à la station de Shinagawa. Il y avait moins de dix personnes devant nous mais on a attendu 45 minutes tout de même, parce qu’il n’y avait que deux employées, l’une d’elle s’occupant d’un guide touristique qui était là pour échanger les pass de la totalité de son groupe. Plus tard dans la semaine, des annonces ont été faites pour demander aux gens d’aller dans d’autres bureaux d’échange que certains comme celui de Ueno, qui était apparemment en proie à une foule catastrophique tous les jours.

Le programme de la journée était plutôt restreint pour être facilement annulé si maman était trop fatiguée: Tokyo Skytree, ou plutôt les boutiques en-dessous de la tour. Plutôt décevant, car bien qu’il y en ait énormément, c’est toutes les mêmes. Y aller s’est avéré être une aventure car j’ai comme d’habitude utilisé Hyperdia.com pour savoir quels trains et métros prendre, et pour la première fois c’était une mauvaise idée. On a dû changer trois fois, et on s’est rendues compte qu’on aurait pu en réalité ne changer qu’une fois.