jeudi 13 juin 2013

Epic Fail & Win

Une longue, très longue soirée, suivie d'une horrible nuit, et d'une très, très longue journée.

Tellement atroce, que tout ce qu'on pouvait faire était de rire hystériquement aujourd'hui. Mais tout est rentré dans l'ordre. Ah, vous voulez savoir ? Haha ! Accrochez-vous !

Iris et moi devions rejoindre un tour organisé pour aller à Yellowstone depuis L.A. Rendez-vous à 6h du mat', dans un lieu un peu bizarre, introuvable sur google maps... J'ai donc commencé par aller voir le chauffeur de la limousine de l'hôtel pour réserver un trajet. Trajet que j'ai changé 3 fois en une heure. Après quelques ennuis, survenus plus tard, on a dû changer nos plans. Ce qui fait qu'à 5h du matin, j'étais à la réception, pour annuler le trajet. J'ai laissé des sous pour le conducteur, pour la peine. J'ai dû le faire chier... Retour dans la chambre, où on a tenté de trouver un hôtel où rester ce soir.

Suite à notre non participation du tour, et parce qu'on ne sera pas remboursées dans l'immédiat, le côté financier devient critique. Iris a un vol le 17 juin depuis Vegas. Le mien est le 20 juin depuis San Francisco. Dans les conditions actuelles, si je vais à San Francisco, je n'ai pas de problème. Mais laisser Iris galérer à Vegas seule pendant 4 jours ? Sans argent ? Je suis qui pour lui faire ça ? Je ne peux pas non plus me permettre de me payer un vol jusqu'à Vegas, puis un autre jusqu'à San Francisco.

Notre but du jour a donc été le suivant : réussir à modifier son vol non-modifiable ! Et à changer le mien, par la même occasion, chose que je voulais faire depuis le début mais qui était apparemment infaisable via Internet.

Pour ça, il nous fallait un hôtel à l'aéroport, après l'impossibilité d'obtenir une réponse claire via le net, de la part de la compagnie qu'Iris utilise. Il ne restait qu'une chambre dans un seul hôtel. Même les grands noms style Hilton étaient complets.

On a pris la limousine jusque là-bas, heureusement au même tarif qu'un taxi. A l'hôtel, on était trop tôt pour le check-in. On s'est nous-mêmes surnommées les nanas chiantes, car on a posé mille questions à la réceptionniste ("y a une navette pour l'aéroport ?" (non), "y a internet ici ?" (oui mais payant), "y a Internet à l'aéroport ?" (oui mais payant avant le check in)... etc.). Finalement, le patron et la réceptionniste se sont mis en mode "petits soins", je pense que notre détresse pouvait être lue sur nos visages : ils nous ont donné le code du wifi des chambres, même si on avait pas encore été enregistrées. Entre temps, Iris a aidé un couple de japonais complètement paumés qui ne parlaient pas anglais.

Petite pause, on est allées manger au restaurant mexicain d'à côté. Accueil fantastique.

Retour à l'hôtel. Je demande à la réceptionniste si elle peut nous appeler un taxi pour l'aéroport... elle me dit d'attendre, et finalement, elle appelle une navette qui n'est pas celle de l'hôtel, parce qu'elle connaît le chauffeur, en précisant "c'est gratuit, appelez-moi quand vous voulez revenir tout à l'heure !"

Cet hôtel a, comme reviews sur Internet, la réputation d'avoir un staff "incompétent et con". Euh. Rien de plus faux.

Aéroport. On s'approche du service client Air France, ne trouvant pas celui qu'on cherche (KLM). Comme c'est des compagnies jumelles, on se dit que c'est bon comme ça. Un employé nous demande ce qu'on veut et nous dit "c'est pas là, faut aller au bureau de KLM, au terminal 5 ou 6". Je lui dis que j'ai vérifié sur le site web et que c'est bien au terminal 2. Il me dit que ça a changé mais que ça a pas été mis à jour sur Internet. Bon. On sort et on prend la navette qui fait le tour de l'aéroport. Le chauffeur, un mexicain très gentil, très drôle et surtout, foudroyé d'amour pour Iris, nous dit qu'il va nous y emmener. Il fait touuuut le tour... et nous ramène au terminal 2. On lui dit qu'on en vient, il rigole et dit qu'il sait. On lui explique ce qu'on vient de nous dire et il rit, pour ajouter "Les gens qui bossent dedans, ils savent rien ! Moi, je sais ! Il a menti ! Moi, je mens pas, moi je sais !"

Il dit ensuite qu'Iris ressemble à une Barbie, et qu'il veut bien être pendu haut et court s'il se trompe. Après ça, il nous a fallu bien 10 minutes pour arrêter de rire comme des folles, car on est fatiguées et que cette journée tourne au grotesque.

On retourne donc au même endroit mais cette fois, on se met directement dans la file pour le service client, sans attendre.

L'employé d'Air France est un français qui est perplexe vu le problème d'Iris (qui a, bizarrement, une seconde réservation, faite sans son accord, par l'employé de KLM à qui elle a écrit le matin même et qui ne lui a pas répondu !) et qui décide de l'aider même si c'est pas sa compagnie.

15 minutes et 160 dollars plus tard, Iris a son vol pour demain et l'autre est annulé.

Mon tour vient ensuite. Je fais changer mes dates, qui malheureusement me font voyager en Economy car plus de place en Premium de toute la semaine. L'employée qui s'occupe de moi décide de faire un geste sans m'en informer tout de suite : elle réussit à m'enlever tous les frais de changement (environ 150 dollars) pour que ce soit moins énervant de ne pas avoir ma place comme prévu.

Tout est réglé. On passe au Starbucks, puis je téléphone à l'hôtel, qui fait venir la navette. Entre temps, Iris découvre que le quartier est tellement dangereux qu'il est même déconseillé de s'y balader à pied, même à plusieurs, en pleine journée. Oho. Pas de resto au programme, alors, on va se barricader dans la chambre ! On s'arrête dans une station service pour acheter à manger tant qu'il fait encore jour, station dont la zone des caisses est protégée derrière une vitre pare-balles (!) et tenue par un mec qui a très probablement un flingue et une machette derrière le comptoir (mais très sympa). On court ensuite jusqu'à l'hôtel. On ferme les rideaux, la porte à double-tour, et on n'en sortira pas jusqu'à demain !

Là, on est contentes, et on va dormir comme des loques. Demain, je retourne à San Francisco pour 3 jours et ça, c'est un programme qui me réjouit !

Etrangement, ce cauchemar est déjà un bon souvenir. C'était tellement TOUT à la fois, tellement ridicule... comment ne pas en rire ? Et comment ne pas apprécier les gens qui, au milieu de cette horreur, ont été d'une gentillesse que je n'ai jusque là rencontrée qu'au Japon ?

J'ajouterai que dans la navette, on a rencontré un jeune homme d'affaire qui venait de louper son avion. Evidemment, il était de très mauvaise humeur, mais pas nous, donc on l'a salué et ça lui a fait vraiment très plaisir. On a parlé pendant tout le trajet et pour finir, il a dit qu'il nous invitait au resto à environ 1h d'ici, qu'il paierait pour le taxi aller et retour, parce qu'il avait besoin d'une bière et d'un taco dans son resto préféré, et qu'on était sympa. N'étant pas dans le même hôtel, on a décliné l'offre, mais c'était gentil de proposer.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire