samedi 15 juin 2013

Shopping, shopping, shopping !

Je suis revenue dans les environs de San Francisco ! Adieu, Los Angeles, j'espère ne plus jamais te revoir !
La sécurité à l'aéroport de LA était particulièrement efficace. J'avoue aimer le scanner corporel, c'est tellement plus rapide ! Les agents étaient également très relaxés et sympas, je m'y attendais pas vraiment.
J'ai été étonnée de la présence du wifi dans l'avion...

Après avoir atterri, je me suis directement rendue à mon hôtel, à San Bruno, à 1 heure de San Francisco. Et aujourd'hui, j'ai décidé de découvrir ce petit coin sympathique (avec une route à 9 voies... c'est une petite ville je vous jure...). J'avais prévu d'aller à San Francisco, mais j'ai trouvé suffisamment de trucs à faire ici pour avoir ma journée bien remplie. Oui, rester 3 heures à Barnes & Noble, y retourner 4 fois, et acheter 6 bouquins en faisait partie. Et oui, je suis consciente que maintenant que mon vol retour est en Economy, je n'ai pas droit à une seconde valise...

Dans la ville, je suis passée par les petites rues au lieu de rester au bord de la route infernale. Je me suis trompée plein de fois en pressant sur les boutons pour les feux piétons (je pressais celui de l'autre route... ils sont sur le même poteau !), mais c'est pas ma faute, c'est super confus leur système !

Enfin, je suis en mode "I love San Francisco" même si je ne suis pas dans la ville. Je rentre bientôt, et j'ignore quand le prochain post sera écrit.



jeudi 13 juin 2013

Epic Fail & Win

Une longue, très longue soirée, suivie d'une horrible nuit, et d'une très, très longue journée.

Tellement atroce, que tout ce qu'on pouvait faire était de rire hystériquement aujourd'hui. Mais tout est rentré dans l'ordre. Ah, vous voulez savoir ? Haha ! Accrochez-vous !

Iris et moi devions rejoindre un tour organisé pour aller à Yellowstone depuis L.A. Rendez-vous à 6h du mat', dans un lieu un peu bizarre, introuvable sur google maps... J'ai donc commencé par aller voir le chauffeur de la limousine de l'hôtel pour réserver un trajet. Trajet que j'ai changé 3 fois en une heure. Après quelques ennuis, survenus plus tard, on a dû changer nos plans. Ce qui fait qu'à 5h du matin, j'étais à la réception, pour annuler le trajet. J'ai laissé des sous pour le conducteur, pour la peine. J'ai dû le faire chier... Retour dans la chambre, où on a tenté de trouver un hôtel où rester ce soir.

Suite à notre non participation du tour, et parce qu'on ne sera pas remboursées dans l'immédiat, le côté financier devient critique. Iris a un vol le 17 juin depuis Vegas. Le mien est le 20 juin depuis San Francisco. Dans les conditions actuelles, si je vais à San Francisco, je n'ai pas de problème. Mais laisser Iris galérer à Vegas seule pendant 4 jours ? Sans argent ? Je suis qui pour lui faire ça ? Je ne peux pas non plus me permettre de me payer un vol jusqu'à Vegas, puis un autre jusqu'à San Francisco.

Notre but du jour a donc été le suivant : réussir à modifier son vol non-modifiable ! Et à changer le mien, par la même occasion, chose que je voulais faire depuis le début mais qui était apparemment infaisable via Internet.

Pour ça, il nous fallait un hôtel à l'aéroport, après l'impossibilité d'obtenir une réponse claire via le net, de la part de la compagnie qu'Iris utilise. Il ne restait qu'une chambre dans un seul hôtel. Même les grands noms style Hilton étaient complets.

On a pris la limousine jusque là-bas, heureusement au même tarif qu'un taxi. A l'hôtel, on était trop tôt pour le check-in. On s'est nous-mêmes surnommées les nanas chiantes, car on a posé mille questions à la réceptionniste ("y a une navette pour l'aéroport ?" (non), "y a internet ici ?" (oui mais payant), "y a Internet à l'aéroport ?" (oui mais payant avant le check in)... etc.). Finalement, le patron et la réceptionniste se sont mis en mode "petits soins", je pense que notre détresse pouvait être lue sur nos visages : ils nous ont donné le code du wifi des chambres, même si on avait pas encore été enregistrées. Entre temps, Iris a aidé un couple de japonais complètement paumés qui ne parlaient pas anglais.

Petite pause, on est allées manger au restaurant mexicain d'à côté. Accueil fantastique.

Retour à l'hôtel. Je demande à la réceptionniste si elle peut nous appeler un taxi pour l'aéroport... elle me dit d'attendre, et finalement, elle appelle une navette qui n'est pas celle de l'hôtel, parce qu'elle connaît le chauffeur, en précisant "c'est gratuit, appelez-moi quand vous voulez revenir tout à l'heure !"

Cet hôtel a, comme reviews sur Internet, la réputation d'avoir un staff "incompétent et con". Euh. Rien de plus faux.

Aéroport. On s'approche du service client Air France, ne trouvant pas celui qu'on cherche (KLM). Comme c'est des compagnies jumelles, on se dit que c'est bon comme ça. Un employé nous demande ce qu'on veut et nous dit "c'est pas là, faut aller au bureau de KLM, au terminal 5 ou 6". Je lui dis que j'ai vérifié sur le site web et que c'est bien au terminal 2. Il me dit que ça a changé mais que ça a pas été mis à jour sur Internet. Bon. On sort et on prend la navette qui fait le tour de l'aéroport. Le chauffeur, un mexicain très gentil, très drôle et surtout, foudroyé d'amour pour Iris, nous dit qu'il va nous y emmener. Il fait touuuut le tour... et nous ramène au terminal 2. On lui dit qu'on en vient, il rigole et dit qu'il sait. On lui explique ce qu'on vient de nous dire et il rit, pour ajouter "Les gens qui bossent dedans, ils savent rien ! Moi, je sais ! Il a menti ! Moi, je mens pas, moi je sais !"

Il dit ensuite qu'Iris ressemble à une Barbie, et qu'il veut bien être pendu haut et court s'il se trompe. Après ça, il nous a fallu bien 10 minutes pour arrêter de rire comme des folles, car on est fatiguées et que cette journée tourne au grotesque.

On retourne donc au même endroit mais cette fois, on se met directement dans la file pour le service client, sans attendre.

L'employé d'Air France est un français qui est perplexe vu le problème d'Iris (qui a, bizarrement, une seconde réservation, faite sans son accord, par l'employé de KLM à qui elle a écrit le matin même et qui ne lui a pas répondu !) et qui décide de l'aider même si c'est pas sa compagnie.

15 minutes et 160 dollars plus tard, Iris a son vol pour demain et l'autre est annulé.

Mon tour vient ensuite. Je fais changer mes dates, qui malheureusement me font voyager en Economy car plus de place en Premium de toute la semaine. L'employée qui s'occupe de moi décide de faire un geste sans m'en informer tout de suite : elle réussit à m'enlever tous les frais de changement (environ 150 dollars) pour que ce soit moins énervant de ne pas avoir ma place comme prévu.

Tout est réglé. On passe au Starbucks, puis je téléphone à l'hôtel, qui fait venir la navette. Entre temps, Iris découvre que le quartier est tellement dangereux qu'il est même déconseillé de s'y balader à pied, même à plusieurs, en pleine journée. Oho. Pas de resto au programme, alors, on va se barricader dans la chambre ! On s'arrête dans une station service pour acheter à manger tant qu'il fait encore jour, station dont la zone des caisses est protégée derrière une vitre pare-balles (!) et tenue par un mec qui a très probablement un flingue et une machette derrière le comptoir (mais très sympa). On court ensuite jusqu'à l'hôtel. On ferme les rideaux, la porte à double-tour, et on n'en sortira pas jusqu'à demain !

Là, on est contentes, et on va dormir comme des loques. Demain, je retourne à San Francisco pour 3 jours et ça, c'est un programme qui me réjouit !

Etrangement, ce cauchemar est déjà un bon souvenir. C'était tellement TOUT à la fois, tellement ridicule... comment ne pas en rire ? Et comment ne pas apprécier les gens qui, au milieu de cette horreur, ont été d'une gentillesse que je n'ai jusque là rencontrée qu'au Japon ?

J'ajouterai que dans la navette, on a rencontré un jeune homme d'affaire qui venait de louper son avion. Evidemment, il était de très mauvaise humeur, mais pas nous, donc on l'a salué et ça lui a fait vraiment très plaisir. On a parlé pendant tout le trajet et pour finir, il a dit qu'il nous invitait au resto à environ 1h d'ici, qu'il paierait pour le taxi aller et retour, parce qu'il avait besoin d'une bière et d'un taco dans son resto préféré, et qu'on était sympa. N'étant pas dans le même hôtel, on a décliné l'offre, mais c'était gentil de proposer.

mardi 11 juin 2013

Lost & Found

Icône de la belle vie à l'américaine, symbole du succès, Los Angeles a une réputation créée par le cinéma et la télévision. On la voit propre, luxueuse, avec des allées bordées de palmiers et des villas partout. Sauf qu'on oublie un petit détail : ce qui apparaît au cinéma et à la télévision, c'est Beverly Hills.
La ville n'est pas très appréciée des globe-trotters. Je sais désormais pourquoi.

Si vous rêvez d'aller à LA, et que vous ne voulez pas voir vos petits rêves s'écrouler, ne lisez pas ce qui suit.

Si vous arrivez par avion, le quartier de l'aéroport et sa route correspondent à l'image qui vous fait dire "je veux vivre ici !". Mais arrivez par la route, et ayez le malheur de ne pas avoir de voiture, et vous verrez.

Hier, notre hôtel, par un coup de chance (non, vraiment, c'était une loterie) était le Hyatt Regency. Situé en plein cœur de la ville, au milieu des buildings, il était parfait, à un seul détail près : aucun magasin ou restaurant à proximité, uniquement des bureaux. Mais pas de problème : il y a le room service.

Aujourd'hui, notre hôtel est à Koreatown. Au centre, ce qui veut dire que ce n'est pas trop mal et surtout, pas glauque, mais si on marche 5 minutes, on se retrouve au milieu des graffitis et de maisons qui tombent en ruines.

Exception ? Oh que non. Une partie non négligeable de la ville s'apparente plus au Bronx qu'au rêve américain... c'est sale, en partie détruit, mal indiqué, moche... et effrayant.

Laissez-moi donc vous raconter notre passionnante journée...

On me l'avait dit : les transports publics à LA, c'est une grosse merde. C'est vrai. Iris voulait aller à Venice Beach, plage très connue mais loin d'être agréable - probablement à cause des conditions de notre journée.

On a pris le métro. Ligne violette. Tout va bien. On a ensuite pris un second métro. Ligne bleue. Le décor change. Le véhicule n'est pas souterrain, on voit donc parfaitement où on va, et on devient de plus en plus silencieuses. Des gens bizarres montent. Agissent d'une façon inquiétante. Il n'y a que des hispaniques, personne ne parle anglais, les annonces sont en espagnol... tout est en espagnol. Petite pause à une station, on attend un troisième métro. Un mec reconnaît mon t-shirt de BSG : petite discussion sympa. Il nous donne une carte du métro à la station suivante.

Problème : on croyait devoir prendre le métro jusque là-bas, mais en fait, il n'y en a pas. Retenez que déjà 1h30 s'est écoulée depuis le premier métro. On doit en fait prendre un bus... mais il n'y en a pas non plus. Une dame finit par nous indiquer que le meilleur moyen, c'est d'aller jusqu'à l'aéroport, car de là, on pourra trouver tous les bus qu'on veut. A ce moment-là, j'avais déjà envie de retourner à l'hôtel et de ne plus en sortir.

Aéroport, on monte dans le bus numéro 5, qui nous emmène jusqu'à l'arrêt "Venice". Soi-disant tout près de notre destination. Mensonge. 30 minutes de marche ? 45 ? Je ne sais plus. On finit par trouver la plage. Belle plage, oui. Grande, peu peuplée car on est lundi aux heures de bureau. Mais pourquoi a-t-elle un tel succès ? Pourquoi est-elle considérée comme un incontournable ? Les gens ne tarissent pas d'éloges sur la rue qui la borde et ses boutiques. Les boutiques en question sont toutes les mêmes (lunettes de soleil, t-shirt, lunettes de soleil, t-shirt, oh - une "consultation pour dose de marijuana", lunettes de soleil, pareo... etc.). Tous les bâtiments sont délabrés, les enseignes sales et en majorité effacées, les murs tagués. L'odeur de marijuana est partout. On a marché deux heures. J'ai fini par ne plus parler du tout.

Finalement, il a fallu trouver un arrêt de bus. Remonter la rue qu'on avait déjà empruntée pour venir. Trouver un bus. Numéro 33 ou 733, ils vont à la même place. Une fois dedans, les problèmes recommencent : sur les plans, il n'y a pas les noms des arrêts. On n'a pas de carte de la ville, impossible de savoir où on est. La moitié du temps, les arrêts ne sont même pas indiqués. 2 heures plus tard, on descend quand on voit des enseignes en coréen : au moins, on est dans la bonne zone de la ville. On trouve quelqu'un qui peut nous indiquer quel bus prendre cette fois-ci, et on demande au chauffeur où on doit descendre. Par chance, l'arrêt est indiqué. On marche, on marche, et.... enfin. On le voit. Le starbucks où on a pris notre café ce matin, le Subway où on va prendre notre sandwich pour ce soir, et la pharmacie où je suis allée acheter une crème pour mes yeux qui ont gonflé. On a retrouvé l'hôtel. Il est passé 19 heures. On a faim (surtout moi, je n'ai rien mangé de la journée), on est fatiguées, on a peur et on ne veut plus sortir.

Des heures de marche, de changements, de concentration intense car paumées, d'inquiétude, tout en serrant nos sacs à main car chaque endroit qu'on traverse pue les dangers en tous genres...

Je n'aime pas Los Angeles. Mais pour mettre un peu de soleil dans ce post déprimant, je vous offre les photos que j'ai prises aujourd'hui.


 
(oh, ai-je mentionné l'état des toilettes de Venice Beach ? Non ? Je vous laisse imaginer....)

lundi 10 juin 2013

And it pooped on my head

 
Un truc, j'ignore quoi (volatile ou écureuil), a pris mon front pour cible. Au milieu du zoo de San Diego, alors qu'on venait de passer dans plusieurs volières sans que rien ne nous tombe dessus. Il a fallu qu'on en sorte pour que je reçoive un cadeau brunâtre au-dessus du sourcil. 

dimanche 9 juin 2013

Il fait au moins -8000!

Ou plutôt, 19°C ! Quel choc thermique !

C'est après avoir passé la nuit à Phoenix, où la température, à 8h du matin, avait déjà dépassé les 39°C, qu'on s'est lancées sur la route une nouvelle fois, pour repartir vers la Californie. Adieu, Arizona, paradis des conducteurs fous qui pensent qu'une limite de 75 miles/h est égale à 150, et surtout, oasis de cactus tous plus majestueux les uns que les autres !

La route longeant la frontière avec le Mexique, les seules stations radio qu'on captait venaient de là, et on n'était pas particulièrement d'humeur à entendre des ayayayay mi corazón pendant 5 heures, alors on s'est battues avec la radio pendant un bon moment (elle alternait entre mi corazón et "NOTHING" parce qu'on était vraiment au milieu de nulle part).

On a traversé un désert de dunes de sable, lui-même coupé en deux par le gigantesque grillage noir qui forme la frontière. Et on a bel et bien passé de l'autre côté en zigzaguant dans les montagnes, parce qu'on a eu droit à la douane en revenant en Californie. Le douanier était très suspicieux quand il a su qu'on ne venait pas du même pays, il nous a demandé très sèchement comment on se connaissait... Mini instant de sueur froide ! Il aurait bien pu fouiller la voiture, tout ce qu'il aurait trouvé se résumait à une bonne vingtaine de bouteilles d'eau vides, des emballages en tous genres, des chaussettes sales et du sable... mais on aurait dû attendre au soleil, horreur.

Ce trajet riche en rebondissements s'est terminé dans la jolie ville de San Diego.

On a passé tout l'après-midi au port, à frissonner parce qu'il fait "froid", et à piailler devant des canetons minuscules.



Pour la première fois depuis le début du voyage, il a fait gris. Mais San Diego est apparemment une ville sympa, j'aime beaucoup l'architecture, surtout celle de la banlieue, et le côté très relax, apparemment assez typique du bord de mer.
Un magasin de tasses !!




 On s'est régalées dans un resto où malheureusement le service était d'une lenteur extrême, j'ai pris des tagliatelles (faites maison s'il vous plait) à la crème de homard (... c'était plutôt des morceaux de homard à la crème, tellement il y en avait) avec des coquilles St Jacques et des crevettes. Le soir, Iris et moi sommes allées dans un resto nettement plus agréable, où j'ai cette fois pris un plat "terre mer", composé d'un merveilleux steak de bœuf grillé au charbon, de crevettes sautées, de crevettes panées, et de purée de patate à l'ail. Et j'aime qu'on me demande ma carte d'identité quand je commande un cocktail ! *se sent jeune*

Le roadtrip s'achève demain. Je serai ensuite avec Iris à Los Angeles avant de rejoindre un tour organisé avec elle pendant 4 jours.

samedi 8 juin 2013

Tellement de choses en 2 jours !

Badwater basin est l'endroit le plus bas sur terre, au milieu de Death Valley. On s'y est arrêtées sur le chemin de Vegas, et comme j'ai oublié de le mentionner dans le post précédent, c'est réparé.
Depuis Vegas, on est parties vers le Grand Canyon, où on a passé la soirée. On a dressé la tente dans un camping très sympa, bien ombragé, le Mather Campground. J'ai bien dormi, même si on avait oublié les second matelas et que dormir sur un seul était très douloureux.


 
Moins agréable, le trajet du lendemain ! Départ vers 6h du matin en direction de Phoenix, où il fait en ce moment plus chaud qu'à Death Valley. On a fait pas mal de route pour rien, parce qu'on est partie pour Petrified Forest, où on a fini par ne pas aller, et en passant vers Meteor Crater, on a fait un détour pour le voir mais c'était payant alors on est reparties. Heureusement, l'arrêt suivant était satisfaisant.

 
Sedona ! Une ville touristique dans un décor de rêve...






Las Vegas

Je me suis demandé pendant plusieurs heures si je devais suivre à la lettre le what happens in vegas, stays in vegas, ou si je devais le mentionner dans mon entrée de blog d'aujourd'hui. Finalement, et c'est bien parce que je vous zaime, je partage.

 Oui, Vegas est la ville de tous les interdits, et les gens dans la rue donnent des cartes de « visite » de prostituées, avec photo, aux mecs dans la rue (Ally leur en a carrément arraché des mains pour nous les montrer – j'en ai donc plein dans mon sac, il faut que je pense à les jeter). Enfin bref, c'est un peu l'endroit où les hommes sont rois, car il y a un nombre impressionnant de clubs de strip tease. Mais dans le monde « adult entertainment », il y a un spectacle en particulier qui est réservé aux femmes. Thunder from Down Under. Strip-tease masculin mondialement connu. Bon. On voulait aller voir les Chippendales, en vérité, mais il y avait une promo « 1 show réservé, le 2ème à 75%de rabais », et ça concernait justement Thunder. En gros, c'est une équipe d'Australiens qui se foutent presque à poil en riant aux éclats. L'impression ? Entre l'amusement et l'embarras (et la peur d'être choisie quand ils descendaient dans le public pour désigner quelqu'un qui irait avec eux sur scène). Leurs chorégraphies, chacune avec son propre costume, étaient simples et à part un type, personne ne savait danser – ou ils s'en foutaient parce qu'ils s'amusaient, mais ils étaient même pas au même rythme. C'était le petit plaisir coupable de l'année (ou du siècle).

Retour au contenu normal. Vegas, c'était la partie du voyage qui me tentait le moins, le monde de la nuit, le passage obligé que j'aurais évité si j'avais été seule. Oh mais ça, c'était avant d'y être. Malgré la chaleur (la ville est plantée au milieu du désert, je vous rappelle), je place la ville très haut dans les rangs de mes endroits préférés. On parle de Vegas pour sa vie nocturne et ses casinos, mais on ne dit jamais rien sur le monde du jour ou l'ambiance. C'est comme une fête permanente. Musique, bonne humeur de tout le monde (les gens dansent ou font les idiots en marchant)... on a l'impression d'être dans un parc d'attraction ou dans une fête foraine. Les casinos, pour nous, servent de « recharge énergétique » grâce à leur air conditionné. Et surtout, sans sentiment d'insécurité ou d'oppression.

Admirez donc :






Le second soir, on est allées voir le Tournoi des Rois. C'est du style des tournois de chevaliers du Moyen-Âge, avec le repas inclus (qu'on mange avec les doigts). Très divertissant, des combats impressionnants. La seule chose qui m'a déçue ? C'était trop court.

mardi 4 juin 2013

46.11°C


Le titre? Rien d'autre que la température aujourd'hui. C'est la première fois (et j'espère dernière) que je suis dehors par une telle chaleur. J'ai bu 2 litres d'eau en 30 minutes et j'ai quand même réussi à être à 2 doigts de vomir jusqu'à ce que mon corps s'habitue.

Mais commençons par le début, voulez-vous ? Car hier, le wifi de l'hôtel de Bridgeport était terriblement capricieux et j'ai préféré regarder Game of Thrones sur HBO plutôt que de m'énerver sur mon ordi. Donc, j'ai deux jours à vous raconter.

Dimanche matin, on a quitté Oakhurst, sa rivière, ses églises et ses pick-up, pour descendre à nouveau dans la vallée de Yosemite. On l'a traversée d'un bout à l'autre, au son des insultes qu'Ally ou moi lancions aux conducteurs devant nous, surnommés Les Escargots.

On a passé 4 heures dans la voiture, sur des petites routes sinueuses et très bizarres car absolument pas plates, jusqu'à Mono Lake, un lac salé dans le parc national d'Inyo.


Ce n'était qu'un arrêt rapide, puisque notre destination principale était Bodie, une ville fantôme coincée entre les collines arides du désert. Je vous laisse admirer ce plongeon dans le passé :





Notre arrêt pour la nuit : Bridgeport. Ou "la ville où il n'y a rien, au milieu de rien". C'était sympathique mais un peu vide... et pénible pour manger !

Ce matin, on a pris la route pour quitter la Californie. Bienvenue dans le Nevada, royaume des casinos et des prostituées ! Et notre première impression nous a été offerte par une station service perdue au milieu de tout, avec un panneau "shoplifters will be beaten to a bloody pulp" et "we don't call 911" illustré de flingues.



Retour en Californie car la route fait des détours de malade. Passage au Scotty's Castle, un château au milieu du désert, très beau mais... très chaud. Rien en comparaison de ce qui nous attendait par la suite !


En quittant le château, on avait encore plus d'une heure de route jusqu'au centre de Death Valley, aux dunes de sable. C'est là que la température nous a assommées. 5 minutes sur les dunes et retour dans la voiture, vers l'air conditionné !


Et notre arrêt suivant était Mosaic Canyon, où Iris a refusé de s'aventurer car elle avait trop chaud - mais attendre au soleil ou s'enfiler dans un canyon étroit où le vent souffle bien fort, a-t-elle fait le meilleur choix ? Non, en plus, le canyon était magnifique !




On a terminé la journée dans la mini ville de Beatty, dans le Nevada, où on est allées manger des pizzas gigantesques, faites maison. Tellement énorme que je n'ai pas pu manger plus de 3 tranches, et le reste est dans le frigo pour mes deux repas de demain. Notre motel est le Exchange Club, et il est super. La chambre est de la qualité d'un hôtel 4 étoiles, et oui c'est un motel au bord de la route dans un bled paumé.

dimanche 2 juin 2013

Marshmallows, sourcils et cascades

Pardon pour l'absence d'article ; j'avais la flemme. Ce post sera court car c'est l'heure d'aller au liiit!

Hier, on s'est rendues à Yosemite National Park, très impressionnant, et très beau. Je retiendrai l'écureuil qui essayait de traverser le sentier avec un énoooorme mouchoir en papier entre les dents, le bébé chipmunk qui faisait sa diva pour être pris en photo, le mariage avec orchestre à Glacier Point, et mes chaussures dont le trou dans la semelle s'est agrandi au point que quand je marche, mes orteils touchent le sol. Pieds tous noirs en rentrant.








Pour s'occuper le soir, on a dessiné des sourcils au chien de Kensuke, le copain d'Ally, qui restait là pour le week end.

Quant à aujourd'hui, vu l'état de mes chaussures, j'ai zappé la ballade matinale et suis allée acheter une nouvelle paire de baskets pour 10 dollars. Je dois aussi dire que dans une pharmacie, j'ai utilisé une machine pour diagnostiquer les douleurs des pieds, pour que je puisse donc m'acheter des semelles spéciales. Ceux qui me connaissent savent pourquoi j'en avais besoin. Depuis que je les ai, c'est miraculeux mais mon problème a disparu.

Après ça, journée tranquille, qui s'est terminée à la rivière. Oui, elle est à 5 degrés (ça augmente, slowly, gently), et oui, cette fois, j'ai sauté dedans, la température extérieure a dépassé les 40. J'ai des photos pour le prouver (enfin, la maman d'Ally a des photos de moi barbotant là-dedans). On a ensuite grillé des marshmallows sur un feu.

Et voilà, demain, on quitte Oakhurst !