jeudi 5 janvier 2012

Voyager seule : un challenge ?

Ce n'est pas vraiment une nouvelle mais voilà : je voyage seule. Je suis quelqu'un de solitaire qui supporte mal la compagnie plus de quelques jours de suite... un des avantages d'être seule c'est de ne pas se disputer pour rien et pourrir l'ambiance d'un voyage. Mon problème c'est que même si je préfère être seule, je cherche la compagnie des autres.


Avantages : on choisit l'heure du réveil, le programme de la journée, le repas... et c'est pas forcément négligeable ! On découvre aussi énormément à notre propre sujet (par exemple on fait des choses dont on ne se croyait pas capable) et on change. Quand on est seul, on réfléchit beaucoup.

Mais évidemment, il faut avoir un peu de courage et être indépendant. Il faut savoir se motiver les jours où s'installe la "travel fatigue", le moment de ras-le-bol (présent dans un long voyage en général) où on n'a plus envie de faire quoique ce soit. Il a aussi tendance à venir plus vite si on est seul.

Autre chose qui aime bien s'installer : la trouille... dans mon cas, plus je "vieillis" (aaah les rides !), moins j'ose prendre des risques (même quand au fond de moi je sais très bien qu'ils sont minimes). J'ai peur de me perdre, de ne pas comprendre comment le métro fonctionne... Et à cause de ça, je loupe des tas de trucs. Je l'ai vécu à Taiwan, en Corée et en Chine. Au Japon c'est un peu différent puisque je connais très bien le pays et que je sais exactement quoi faire si je suis paumée. J'ai aussi beaucoup d'amis sur place et énormément de repères.

Taiwan : même en sachant que le mémorial était à 15 minutes à pied de mon auberge, en ligne droite, ou à un arrêt de métro, je n'y suis pas allée. En un mois. Tous les jours je me disais "aujourd'hui, tu y vas !". Pareil pour les quelques temples de la ville, et tout ce que je voulais faire (j'avais prévu les gorges de Taroko, entre autres, et je n'ai pas quitté Taipei !). J'ai passé mon temps dans la capitale comme si j'y vivais, en réalité. Je sortais pour faire mes courses et le reste du temps je bossais dans ma chambre. J'avais aussi un gros soucis niveau décalage, parce que sans fenêtre dans ma chambre, mon horloge biologique s'est complètement déréglée, résultat je n'arrivais pas à dormir avant 5 ou 6h du matin et je me réveillais en fin d'après-midi. Heureusement, j'étais dans une auberge de jeunesse et je m'y suis fait beaucoup d'amis, avec qui j'ai pu aller aux différents marchés nocturnes, faire quelques visites et rentrer avec d'autres souvenirs que ceux de l'auberge.

Corée : en arrivant à Séoul, j'avais aussi un programme chargé pour mes 10 jours là-bas : DMZ, les palais, peut-être même un petit tour en Corée du Nord... et qu'ai-je fait, au final ? Je suis allée à la tour de Séoul. Le dernier soir, avec une fille qui était à la même auberge que moi. Le reste du temps ? Pareil qu'à Taiwan. Je dormais moins tard tout de même, mais ma fenêtre était teintée et je n'avais pas de lumière naturelle dans ma chambre (qu'est-ce qu'ils ont avec ça, en Asie ? C'est pénible !)

Chine : les rares journées que j'ai passé seule se sont déroulées dans les environs immédiats de mes hôtels. Mon excuse pour ça ? Au début, rien. Juste la peur de l'inconnu. A la fin, le ras-le-bol. Je visitais des tas de trucs tous les jours et quand j'avais un peu de répit, c'était bienvenu.

J'ai donc un petit problème. Voyager seule, j'aime bien... mais il faut que je rencontre des gens sur place pour faire des activités avec eux.

En dehors de ça, il y a d'autres soucis qui se posent au solitaire :

- Le prix. Pourquoi une personne seule doit toujours payer beaucoup plus ? Je trouve ça discriminatoire.
- Le resto... manger seul au restaurant, c'est pas vraiment marrant et je ne me sens pas du tout à l'aise (d'où mes nombreux appels au room-service en Chine)
- Certains tours opérateurs (oui, depuis la franche réussite de mon premier voyage organisé, je regarde souvent les offres des agences) qui ne traitent qu'avec 2 personnes minimum pour les voyages privés.

Et vous, comment ça se passe quand vous êtes seuls ? Qu'est-ce qui vous frustre ?

4 commentaires:

  1. Je ne me sens pas à l'aise dans un resto seule non plus. À la limite les kaiten sushi au comptoir ou les family restaurant pas trop bondés ça va. mais du coup c'est dommage car on loupe plein de spécialités (et le combini ça va un moment, j'en avais vraiment marre au bout de 3 semaines).
    J'étais (maintenant ça va mieux) mal à l'aise pour prendre des photos aussi.
    Et puis au bout d'un moment on s'ennuie. J'ai beau adoré le Japon après 3 semaines seule je n'en pouvais plus.

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  2. Rah les photos, c'est clair, j'ose pas trop non plus. Et j'adore les izakaya et le karaoké... tout ce qu'on peut pas faire seule ! *pleure*

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  3. Je peux pas dire pour le Japon, mais ca m'est déjà arrivé d'aller voir des amis à l'étranger. La journée ils travaillent et le soir je les retrouve. Comme ca je visite seule la journée et c'est top, je fais ce que je veux, je réfléchis, je respire la ville, et le soir je les vois, on va au resto, on sort, je découvre leur vie. Jusqu'à présent, je crois que c'est la formule que je préfère. Pour le resto seule, à Paris, c'est pas forcément gênant une fois en passant avec un journal, mais après çà peut être difficile.

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  4. Oui c'est ce que je fais aussi quand j'ai des amis sur place qui bossent et que je vois que le soir. Le soucis c'est que la plupart du temps, dans les endroits où je vais, je connais personne !

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