dimanche 22 janvier 2012

Coin anecdotes : lave-linge

Les lave-linge au Japon ont été la source de quelques moments de honte et je les partage avec vous :

Eté 2007 :
Premier voyage et donc, première rencontre avec les lave-linge. A savoir que chez moi, le lave-linge a la porte sur le devant, et le séchoir est ouvert sur le dessus. Oui, le contraire des machines japonaises. Pendant un mois, j'ai mis mes habits sales dans le séchoir en croyant que c'était la machine à laver, et comme ils ressortaient tout secs je me disais que l'essorage était vraiment génial.
J'ai pigé le dernier jour quand j'ai vu le manager de la guesthouse laver une taie d'oreiller.

Automne 2007 : pas de lessive. Hiver 2008 : pas de lessive.

Eté 2009 :
Je crois avoir fait une grosse boulette ce jour-là. J'étais à Miyakojima avec une amie et c'était notre dernière matinée. Il nous restait une heure avant qu'on vienne nous chercher pour nous emmener à l'aéroport et nos vêtements étant plein de sable, on a décidé de faire un dernier nettoyage. J'ai voulu programmer un simple rinçage, qui à cause d'une erreur de zéro, s'est transformé en programme long de 100 minutes impossible à changer... magnifique. Résultat, après 30 minutes, il a vraiment fallu les sortir pour les faire sécher (au sèche-cheveux) mais la machine était encore pleine d'eau... et s'est mise à couler partout.

2010 :
Juillet : grosse brûlure au bras due au séchoir de l'auberge Juyoh. En attendant que ce soit terminé, évitez de vous appuyer contre la machine...
Septembre : après 5 semaines de lavage en alternance (une fois c'est mon tour d'y aller et de payer, la fois suivante celle de Nadia, qui m'accompagnait pour 6 semaines), tous les deux jours environ à cause de la chaleur et de l'humidité, Nadia descend par hasard avec moi pour un lavage. Et elle me voit mettre de l'argent dans le distributeur à savon. Dialogue :
Elle : - C'est quoi ça ?
Moi : - ... ben, la lessive...
Elle : - Ah ça se met pas automatiquement dans la machine ?
Moi : - ... donc depuis 5 semaines, une fois sur deux la lessive était faite sans savon ? MWAHAHAHA !
Octobre : Je raconte l'anecdote précédente à une copine qui venait d'aller faire sa lessive dans la même chaîne d'hôtels. Sa réaction ? "Oh merde faut mettre le savon ?" Précision, c'était son huitième voyage.
Novembre : la baleine du soutien-gorge qui se coince dans le séchoir et lui fait faire un bruit qui ameute tout l'étage, ça compte comme anecdote ?

Automne 2011 : pas de lessive.

Eté 2012 ? On va faire gaffe à ne pas recommencer ce genre de trucs...

lundi 9 janvier 2012

Les bains publics en tant qu'étrangère

Pudique, moi ? Oh que oui. J'ai donc attendu 2010, mon cinquième voyage au Japon, avant d'aller au onsen.

Les onsen sont des bains chauffés naturellement, le Japon étant un pays volcanique. J'étais déjà allée dans des bains thermaux naturels en Suisse et en France, la différence était qu'on portait des maillots de bain !

Au Japon, il y a des bains publics un peu partout ainsi que dans une grande partie des hôtels. J'ai tendance à être rapidement malade dans l'eau très chaude, donc j'y vais rarement.

Dans la plupart des auberges traditionnelles, on réserve le bain pour une certaine heure.
l'un des trois bains d'un ryokan de Beppu


Et dans certaines, on y va quand on veut, ce qui signifie qu'il y aura d'autres gens avec nous. A nous voir à poil. Bon, ça, c'est déjà pénible pour moi, mais au Japon il y a un petit détail qui rend le tout épouvantable :

Les Japonais regardent les étrangers. Particulièrement loin de Tokyo, ils sont quand même curieux. La pire expérience que j'ai eue était quand il y avait des enfants. Parce que eux, ils fixent carrément. Pour vérifier si on est comme eux, probablement...

Partagez vos expériences de bains publics dans les commentaires !


jeudi 5 janvier 2012

Voyager seule : un challenge ?

Ce n'est pas vraiment une nouvelle mais voilà : je voyage seule. Je suis quelqu'un de solitaire qui supporte mal la compagnie plus de quelques jours de suite... un des avantages d'être seule c'est de ne pas se disputer pour rien et pourrir l'ambiance d'un voyage. Mon problème c'est que même si je préfère être seule, je cherche la compagnie des autres.


Avantages : on choisit l'heure du réveil, le programme de la journée, le repas... et c'est pas forcément négligeable ! On découvre aussi énormément à notre propre sujet (par exemple on fait des choses dont on ne se croyait pas capable) et on change. Quand on est seul, on réfléchit beaucoup.

Mais évidemment, il faut avoir un peu de courage et être indépendant. Il faut savoir se motiver les jours où s'installe la "travel fatigue", le moment de ras-le-bol (présent dans un long voyage en général) où on n'a plus envie de faire quoique ce soit. Il a aussi tendance à venir plus vite si on est seul.

Autre chose qui aime bien s'installer : la trouille... dans mon cas, plus je "vieillis" (aaah les rides !), moins j'ose prendre des risques (même quand au fond de moi je sais très bien qu'ils sont minimes). J'ai peur de me perdre, de ne pas comprendre comment le métro fonctionne... Et à cause de ça, je loupe des tas de trucs. Je l'ai vécu à Taiwan, en Corée et en Chine. Au Japon c'est un peu différent puisque je connais très bien le pays et que je sais exactement quoi faire si je suis paumée. J'ai aussi beaucoup d'amis sur place et énormément de repères.

Taiwan : même en sachant que le mémorial était à 15 minutes à pied de mon auberge, en ligne droite, ou à un arrêt de métro, je n'y suis pas allée. En un mois. Tous les jours je me disais "aujourd'hui, tu y vas !". Pareil pour les quelques temples de la ville, et tout ce que je voulais faire (j'avais prévu les gorges de Taroko, entre autres, et je n'ai pas quitté Taipei !). J'ai passé mon temps dans la capitale comme si j'y vivais, en réalité. Je sortais pour faire mes courses et le reste du temps je bossais dans ma chambre. J'avais aussi un gros soucis niveau décalage, parce que sans fenêtre dans ma chambre, mon horloge biologique s'est complètement déréglée, résultat je n'arrivais pas à dormir avant 5 ou 6h du matin et je me réveillais en fin d'après-midi. Heureusement, j'étais dans une auberge de jeunesse et je m'y suis fait beaucoup d'amis, avec qui j'ai pu aller aux différents marchés nocturnes, faire quelques visites et rentrer avec d'autres souvenirs que ceux de l'auberge.

Corée : en arrivant à Séoul, j'avais aussi un programme chargé pour mes 10 jours là-bas : DMZ, les palais, peut-être même un petit tour en Corée du Nord... et qu'ai-je fait, au final ? Je suis allée à la tour de Séoul. Le dernier soir, avec une fille qui était à la même auberge que moi. Le reste du temps ? Pareil qu'à Taiwan. Je dormais moins tard tout de même, mais ma fenêtre était teintée et je n'avais pas de lumière naturelle dans ma chambre (qu'est-ce qu'ils ont avec ça, en Asie ? C'est pénible !)

Chine : les rares journées que j'ai passé seule se sont déroulées dans les environs immédiats de mes hôtels. Mon excuse pour ça ? Au début, rien. Juste la peur de l'inconnu. A la fin, le ras-le-bol. Je visitais des tas de trucs tous les jours et quand j'avais un peu de répit, c'était bienvenu.

J'ai donc un petit problème. Voyager seule, j'aime bien... mais il faut que je rencontre des gens sur place pour faire des activités avec eux.

En dehors de ça, il y a d'autres soucis qui se posent au solitaire :

- Le prix. Pourquoi une personne seule doit toujours payer beaucoup plus ? Je trouve ça discriminatoire.
- Le resto... manger seul au restaurant, c'est pas vraiment marrant et je ne me sens pas du tout à l'aise (d'où mes nombreux appels au room-service en Chine)
- Certains tours opérateurs (oui, depuis la franche réussite de mon premier voyage organisé, je regarde souvent les offres des agences) qui ne traitent qu'avec 2 personnes minimum pour les voyages privés.

Et vous, comment ça se passe quand vous êtes seuls ? Qu'est-ce qui vous frustre ?