jeudi 14 juillet 2011

Passer l'immigration

Moyennement amusant, je dois dire.

Bah oui, vous descendez de l'avion, vous venez de passer 10, voire 15 heures (ou plus de 20 suivant par où vous êtes passés...) dans le ciel, vous atterrissez enfin, et au lieu d'être directement en ville, prêt à manger des ramen, vous devez encore passer une à deux heures dans l'aéroport (ainsi qu'environ 2 heures pour rejoindre la ville si vous êtes à Tokyo). Oh non, votre galère n'est pas finie quand vous mettez le pied par terre !

Normalement, une fois le petit formulaire rempli et l'attente en file indienne terminée, vous arrivez devant l'officier de l'immigration, on prend votre photo et vos empreintes digitales, on vous demande la raison de votre venue, et vous passez.

Sauf que, quelques fois, ça se passe différemment. Rien de grave, juste l'impression d'être un criminel pendant quelques minutes...

Quand l'officier refuse de vous laisser passer sans raison, au début.

ça vous est déjà arrivé ?

J'avais l'impression que ma seule venue sur le territoire japonais constituait une grave offense au pays. C'était lors de mon 5e atterrissage. J'ai eu droit à un interrogatoire qui a presque fini dans la petite salle où on emmène les gens qu'on trouve louches.
Le type était agressif, très désagréable et méprisant. Il me posait des questions comme il l'aurait fait à quelqu'un qui venait d'essayer de passer de la drogue.

"Pourquoi vous revenez si souvent ?" "Pourquoi vous restez plus de 2 mois ?" (c'est interdit ? Je comprends qu'ils posent la question, mais ils peuvent le demander gentiment, comme ils font d'habitude!).

J'ai passé 10 minutes à m'expliquer et je suis sortie (enfin... entrée...) de là passablement fâchée.

Et puis j'ai commencé à avoir très peur de mon 6e atterrissage. Comment ça allait se passer cette fois, de revenir pour 89 (qui ont finalement été raccourcis) jours à peine 5 semaines après mon précédent séjour d'environ 70 jours ? J'étais encore dans la légalité la plus totale, mais j'ai quand même beaucoup stressé pendant mon voyage à Taiwan et en Corée.

Mais atterrir à l'aéroport de Fukuoka a été très zen, très rapide, et j'ai même fait rire l'officier qui était incapable de lire l'adresse de mon logement sur le formulaire.

Par contre, quitter la Corée m'a donné quelques sueurs froides.

A l'arrivée, l'officier a tamponné l'autorisation dans mon passeport et a écrit à la main la date jusqu'à laquelle je pouvais rester. 14 janvier 2011. Sauf que... il a écrit 14 janvier 2010. Et que j'ai absolument pas remarqué avant de donner mon passeport pour quitter le pays.

"Vous savez que vous avez le droit de rester juste 90 jours, ici ?"

LA question qui m'a fait devenir toute blanche, posée par l'hôtesse au comptoir pour les bagages.

"Bah... oui... ? Je suis là que depuis 10 jours..."

"Pourtant, sur votre passeport, c'est marqué que vous avez largement dépassé l'autorisation."

*Gros blanc, gros silence, rire nerveux et un "c'estl'officierdel'immigrationquiapasfaitsontravailcorrectement"*

Je sais pas si vous arrivez à imaginer le stress quand j'ai passé la douane ensuite. Heureusement, personne n'a regardé la date.

Mais maintenant j'ai un peu peur du moment où je vais demander mon visa pour la Chine, je suis sûre que cette histoire va refaire surface.


Et vous, des anecdotes de ce style ?

4 commentaires:

  1. En ce qui me concerne rien. Rien que de répondre oui quand ils te demandent si le japonais c'est ok ça facilite beaucoup les choses.

    C'est vraai que cette année ils m'ont posé un peu plus de question genre : "qu'allez-vous visiter cette année", "avez-vous déjà habité au Japon?" (question stupide je n'ai que des visas touristes) et enfin "vous n'avez qu'un bagage ?"

    Par contre le français d'à côté s'est fait fouiller son sac dans les moindres recoins XD

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  2. Le fait qu'on fouille mon sac ne me pose pas de problème, en plus ils sont tellement polis quand ils le font... "pouvez-vous s'il vous plaît ouvrir votre sac/trousse de toilettes/ soulever les habits".

    On me l'a fouillé une fois complètement, et une seconde fois ils ont juste vaguement regardé dedans.

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  3. Un de mes potes n'est pas entré. Il a été bloqué à l'immigration à Narita. Il a été interrogé et il a passé la nuit à l'aéroport. Il a du ensuite reprendre un avion pour la France le lendemain. Au passage ils lui ont fait payé la nuit dans la chambre à l'aéroport 250 euros…
    Pas cool ^_^''

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  4. Arf, il avait quoi comme antécédents ? Y avait forcément une très bonne raison, c'est quand même rare d'être refoulé à la frontière.

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