dimanche 19 juin 2011

L'avion et les désagréments des vols long-courrier

 
A savoir que je suis incapable de dormir dans un avion, dans un train ou dans un bus. Il me faut un lit. C'est très embêtant.
Qu'est-ce que j'aime quand je prends l'avion ?
- La vue, dont on se lasse très vite malheureusement

Qu'est-ce que je n'aime pas dans l'avion ?
- On est mal assis
- On n'a pas de place pour les jambes
- Dès qu'on doit se baisser pour ramasser un truc on se fait un torticolis
- On s'ennuie... même les films sur le petit écran n'ont aucun intérêt réel
- On ne comprend jamais rien aux annonces du pilote
- On mange mal
- Si on est au hublot, on doit sans arrêt déranger notre voisin pour aller aux toilettes... si on est côté couloir, on est sans arrêt dérangé pour que le voisin aille aux toilettes... si on est au milieu, c'est super chiant aussi.
- Après quelques heures, les lumières s'éteignent et on doit fermer les "rideaux" des hublots... parce que miraculeusement on est le seul passager réveillé de tout l'avion !
- Le temps passe extrêmement lentement (surtout quand on regarde la carte interactive... sérieux, faut jamais faire ça, quand on voit qu'on vient de dépasser Moscou c'est comme si on faisait du surplace au-dessus de la Sibérie)

- On se surprend à attendre avec impatience les trous d'air au-dessus d'une certaine chaine de montagnes en Sibérie et au-dessus de la Mer du Japon, ça rate jamais, et ça nous sort de la monotonie du voyage (à condition bien entendu de ne pas avoir peur en avion, sinon vous allez hurler, c'est souvent assez violent).
- La personne devant vous trouve toujours que son siège n'est pas assez incliné
- La personne à côté de vous met toujours le son beaucoup trop fort et malgré le casque, en fait profiter tout l'avion

Ce ne sont que les désagréments qui se produisent immanquablement. On peut ajouter : le bébé qui pleure, les gamins hyperactifs, le voisin qui fait deux fois la taille de son siège et vous compresse dans le vôtre (la prochaine fois je me laisse pas faire, quitte à faire un scandale auprès de la compagnie et demander à être remboursée de moitié. Hé, j'ai eu un demi siège, pas un, je vois pas pourquoi je devrais payer le prix d'un siège complet(non je ne suis pas pour qu'on fasse payer plus cher aux obèses, mais qu'on fasse un geste vis-à-vis de ceux qui en souffrent en tant que voisin)), les ronflements, les odeurs corporelles...

Et puis bien sûr, comment supporter la classe Economy quand on a voyagé dans ces conditions :




 
Voilà, je vais pleurer dans mon coin. Le surclassement, c'est un peu comme si on vous laissait goûter une miette du meilleur gâteau du monde en vous précisant bien que vous ne pourrez le goûter qu'une seule fois dans votre vie. Faut que je m'inscrive à un programme de fidélisation de compagnie aérienne, moi...
Tous ces désagréments, c'est pendant le vol. Mais qu'est-ce qui se passe quand vous en sortez ?


Après un vol long-courrier, on n'est pas très frais, ni au mieux de notre forme. Vous le connaissez sûrement, cet état second qui vous donne l'impression de flotter vaguement dans un monde dénué d'intérêt. On n'arrive pas à penser, on fonctionne automatiquement : on suit la foule, on passe l'immigration, on récupère nos bagages, on passe la douane, puis on file aux toilettes pour essayer de reprendre figure humaine (et réveiller notre cerveau qui est sur "pause" avec de l'eau froide), avant d'aller acheter un ticket de bus et quitter l'aéroport.
ça, c'est si le décalage horaire n'a pas été violent. C'est toujours comme ça, on ne descend pas de l'avion en sautant partout, reposé et revigoré. Oh non. L'état second dure toute la journée. Une bonne nuit de sommeil et c'est fini, par contre.
Si le décalage horaire a un effet dramatique sur vous comme sur moi la première fois, bonne chance. Trois jours de grosse galère en perspective, nausées et vomissements au programme en plus de l'état second.

A noter qu'un tremblement de terre me fait le même effet.

Comment vivez-vous vos décalages horaires ? Et vos plus mauvais souvenirs de vols, qu'est-ce que c'est ?

5 commentaires:

  1. J'ai de la chance de pouvoir dormir partout. Surtout dans l'avion je ne dors jamais moins de 7 ou 8h. Du coup je n'ai jamais trop de décalage (sauf le 1er jour mais bon c'est normal) dans le sens France -> Japon. Dans le sens inverse j'aime bien le faire durer un peu, j'ai l'impression d'être encore là bas.

    Sauf sur ce maudit vol Narita - CDG où un gamin d'environ 2/3 ans a hurlé tout le vol. Impossible de dormir.
    La dame à côté de moi m'a expliqué qu'en fait ils venaient de Nouméa et que ça avait été pareil pendant le vol Nouméa - Tokyo.
    Les parents le tenait contre eux sans qu'il puisse bouger. pas étonnant. Ils ne se sont même pas excusés.

    Sinon j'adore la géovision :D
    Même si je te rejoins sur la Sibérie. C'est carrément du surplace.

    RépondreSupprimer
  2. J'adore la géovision moi :D
    (ok, surtout que ça m'éclate de lire les noms des villes russes en katakana ^^'')

    Pour le décalage horaire... j'ai jamais eu de vrai problème, en tout cas jamais en allant à l'est. Pour revenir en Europe, c'est un peu plus dur, mais je pense que c'est aussi du au fait que j'ai pas envie de rentrer!


    J'ai aussi gouté au surclassement (merci les petits miles à mon papa ^.^)
    Rien qu'à l’aéroport dans les lounges... j'ai beaucoup aimé :D maintenant mon but dans la vie, c'est d'être riche pour voyager en business !
    (vu mes études littéraires, je suis mal partie -.-'')

    Mon pire souvenir... premier vol vers le Japon.
    Je ne pouvais pas à dormir, dès que je commençais à m'endormir, j’arrêtais de respirer (pas volontairement hein) donc j'ai passé tout le vol à "penser" à respirer. C'est très chiant.


    Juliette.

    RépondreSupprimer
  3. Bah, j'ai pas beaucoup de souvenirs de vol, mais celui au retour de Ljubljana était pas mal.
    Dans le genre cabine mal pressurisée quand tu commences à entrer sur Paris. J'ai passé les 20 minutes de descente avec les mains sur les oreilles, avec l'impression qu'on me perçait les tympans à coup de clou.

    (ça et les repas d'Air France sont vraiment nuls...en dessert : UN grain de raisin, ouaiiiiis! XD)

    RépondreSupprimer
  4. Vienne-Tokyo juste parfait avec Austrian Airlines : hublot, vue mirifique avec un coucher-lever de soleil de 5h sur la Sibérie, siège du milieu vide aller-retour, absolument aucune turbulence, longues discussions intéressantes avec un voisin sympa au retour, bons repas, deux gamins devant moi et pas UN MOT au-dessus de l'autre, aucun ennui (même pas regardé de film), relativement en forme à l'atterrissage... Bon, c'est un peu long, mais pas tant que ça. J'ai adoré en fait.

    RépondreSupprimer
  5. Austrian c'est le bien. Je les vénère(c'est eux que je prendrai pour aller à Pékin). Finnair aussi je les aime. Un avion à moitié vide ça aide à être bien.

    RépondreSupprimer